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Les échelles de cotations en escalade

 
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Falaise Bloc
3 -
4 -
4c -
5a 4a
5b 4b
5c 4c
6a 5a
6b 5b
6c 5c
7a 6a
7b 6b
7c 6c
8a 7a
8b 7b
8c 7c
9a 8a

Correspondances entre les cotations falaise et bloc en France
(à titre indicatif)

UIAA GB USA FR.
- - 5.3 3
- - 5.5 4
V 4b 5.6 4c
V+ 4c 5.7 5a
VI- 5a 5.8 5b
VI 5.9 5c
VI+ 5b 5.10a 6a
VII- 5.10b 6a+

5c
5.10c 6b
VII 5.10d 6b+
VII+ 5.11a
5.11b 6c
VIII- 6a 5.11c 6c+
VIII 5.11d 7a
VIII+ 6b 5.12a 7a+
5.12b 7b
IX- 5.12c 7b+
IX 6c 5.12d 7c
IX+ 5.13a 7c+
X- 7a 5.13b 8a
5.13c 8a+
X 5.13d 8b
X+ 7b 5.14a 8b+
XI- 5.14b 8c
Equivalences entre les différentes échelles modernes de cotation (falaise).

.

Le niveau en escalade est déterminé par une échelle de difficulté appelée "la cotation".
La première échelle de cotation a vu le jour en 1925 grâce à l'alpiniste allemand Willo Welzenbach (1900-1934). Elle ne comportait alors que six degrés (F, PD, AD, D, TD et ED).
Différents principes de cotations existent en fonction de l’activité, à savoir en escalade libre, en blocs, en escalade artificielle, en escalade glacière et en escalade mixte.
Une norme, U.I.A.A. (Union Internationale des Associations d'Alpinisme) définit une échelle de cotation en libre qui est en principe la référence, néanmoins plusieurs pays utilisent leur propre système.

- Le système de cotation global :
F "Facile"
PD "Peu Difficile"
AD "Assez Difficile"
D "Difficile"
TD "Très Difficile"
ED "Extrêmement Difficile"
ABO "Abominable"
S'ajoutent ensuite à la difficulté des sous-cotations repérées en (+ ou -).

- Cotation en escalade en libre :
Les cotations en France en escalade libre rocheuse débutent généralement à partir du 2 et s'arrêtent au 9a+ pour le moment.
A chaque degré s'ajoutent trois subdivisions notées "a", "b" et "c".
A cela s'ajoutent ensuite des degrés intermédiaires notés "+" ou "a/b", "b/c"...
Vous pouvez donc rencontrer des voies cotées par exemple 6a, 6a+, 6b/c, 7a+...

- Cotation libre obligatoire :
Correspond à la difficulté maximale obligatoire rencontrée dans une voie d’escalade rocheuse (sans possibilité d’utiliser un point d’aide).

- L’escalade artificielle (Artif.) :
L’escalade artificielle consiste à progresser sur les points que l’on place dans les différentes faiblesses du rocher, telles que les fissures, les trous… La cotation en "Artif" est fonction de la solidité des points et de la hauteur de chute possible lorsqu’un des points cède sous l’effet de la chute du grimpeur.
Les différentes cotations s’échelonnent entre A0 et A6 :
A0 : Tous les points de protection sont en place et résistent à une chute du premier de cordée. Si  vous rencontrez dans une voie de plusieurs longueurs une section A0, c’est généralement une longueur dite "tire clou", qui vous aide à franchir une section difficilement réalisable en libre.
A1: La cordée équipe elle-même la voie, les points résistent à la chute, même si deux points au  plus peuvent être plus délicats. Le matériel utilisé est composé de pitons, de coins de bois, de coinceurs, de friends...
A2 : La cordée équipe la totalité de la voie. La majorité des points résistent à une chute. Certains passages sont plus techniques et les passages délicats correspondent entre 5 et 10 points successifs.
A2+ : Un peu plus délicat, la chute potentielle se situe entre 10 et 20 mètres.
A3 : Les passages techniques sont plus longs et peuvent être réalisés sur crochets. Néanmoins des points bétons du type spits ou pitons scellés sont en place entre les passages techniques. La chute potentielle peut atteindre entre 20 et 25 mètres.
A3+ : Les pas peuvent être encore plus délicats. Le niveau y est beaucoup plus soutenu et la chute potentielle peut avoisiner les 30 mètres.
A4 : Très longues sections techniques, les points de progressions (à opposer aux points d’assurage) peuvent avoir 10 mètres d'écart. La progression devient plus lente. Une longueur peut demander plusieurs heures. Des points solides entrecoupent ces sections très délicates.
La chute potentielle peut atteindre les 50 mètres.
A4+ : Pas encore plus délicats, escalade plus technique et plus soutenue.
A5 : Extrême, tous les points sont des points de progressions et pas des points d’assurage. La chute est interdite. L’ascension d’une longueur peut devenir interminable, de plusieurs heures à la journée.
A5+ : Aucun point ne résiste à la chute sauf les relais. Autant dire que la chute est interdite.
A6 : Par définition, les points ne résistent qu’au poids du grimpeur. Les points et même les relais ne résistent pas à un vol. La chute est donc strictement interdite.

- Les cotations en escalade mixte "Dry tooling" :
L’escalade en terrain mixte (zones de rocher, de glace, de neige) adopte un système de cotation repéré par une échelle allant de M1 à M12 (avec des graduations par demi-degré signalé par un "+". Ce système est adapté à l'escalade dite "mixte moderne" où le grimpeur évolue avec tout le matériel d'escalade glacière (crampons, piolets) dans des zones de neige, de glace et de rocher.
A noter que cette échelle de cotation est en constante évolution car cette discipline n'est à la mode que depuis peu de temps.

- L’escalade de blocs :
En bloc, on trouve des itinéraires balisés, des circuits.
Ces circuits sont généralement numérotés. La cotation d'un circuit représente une difficulté globale et est identifiée par une couleur et des lettres :
Blanc (pour les enfants)
Jaune, F "Facile" à PD "Peu Difficile", (accessible aux débutants)
Orange, AD "Assez Difficile" (accessible aux débutants doués)
Bleu, D "Difficile" (demande une bonne maîtrise et de la technique)
Rouge, TD "Très Difficile" (demande une bonne maîtrise, de la technique et de l'entraînement)
Blanc, ED "Extrêmement Difficile" (maîtrise entraînement...)
Noir, ABO "Abominable"
La faible hauteur des blocs explique le décalage avec les cotations falaise. A cotation égale le bloc est plus difficile que la falaise.
Il existe aussi des variantes si l'escalade se fait en traversée. Dans ce cas, le nombre de mouvements, les points de repos dans la traversée et/ou les sections plus dures permettent de déterminer une cotation globale par traversée.

- L’escalade glacière :
La cotation en escalade glacière (glace) est fonction de la verticalité de la paroi, de la hauteur de la section la plus dure, de la configuration et de la qualité de la glace (fine, compacte, aérée...).
Le principe est une cotation à double entrée, qui permet de distinguer le "sérieux" de la course exprimée en chiffres romain (Grade) et le degré de difficulté technique exprimé en chiffre arabe.

Les différentes cotations s’échelonnent entre le Grade III et le Grade VII :
Grade III : Peu d'inclinaison, 75° avec de nombreux ressauts. La glace est bien compacte.
Grade III+ : Identique au Grade III avec un ressaut plus raide (80°).
Grade IV : Passage raide à 85° sur 10 mètres avec une glace compacte.
Grade IV+ : Identique au Grade IV, mais le passage plus raide peut aller jusqu'à la verticale sur environ 15 mètres.
Grade V : Passages verticaux sur 20 mètres. La glace commence à s'aérer et donne des formes particulières, comme des "cigares" en cascade de glace.
Grade V+ : Plus technique, les passages verticaux peuvent atteindre 30 mètres.
Grade VI : Technique, les passages verticaux peuvent atteindre 40 à 50 mètres.
Grade VI+ : Voie totalement verticale, avec des passages en petits surplombs.
Grade VII : Escalade extrême et technique. Très raide avec de gros surplombs.

Le degré de difficulté technique s'échelonne de 1 à 7 et peut varier suivant les conditions de la glace :
1 : Cascade présentant des passages à 50 / 60°.
2 : Cascade présentant des passages à 60 / 70° avec de bonnes possibilités d'assurage.
3 : Cascade présentant des passages à 70 / 80°.
4 : Cascade présentant des passages à 75 / 85° avec une courte section verticale.
5 : Cascade présentant une section à 85 / 90°. Condition de glace délicate.
6 : Cascade présentant une longueur difficile demandant une bonne maîtrise technique. Qualité de glace délicate et ancrages difficiles.
7 : Grande maîtrise technique, gros mental et très difficile.

- La cotation d'engagement en neige glace et en mixte :
La cotation d'engagement prend en compte le degré de danger dans lequel se trouverait une cordée si un problème survenait. Les critères pris en compte sont l'éloignement par rapport au refuge à la vallée... ainsi que les possibilités de redescente, d'échappatoire ou d'altitude.
I : Itinéraire court, peu éloigné, descente facile, proche du refuge, de la vallée....
II : Itinéraire un peu plus long, la descente demandant parfois de l'attention, peu de dangers objectifs. Il est facile de faire demi-tour et les secours peuvent être alertés rapidement.
III : Itinéraire plus long, parfois éloigné, retraite possible mais délicate. En cas de mauvaises conditions météorologiques, les secours peuvent avoir de grosses difficultés pour intervenir.
IV : Itinéraire d'ampleur demandant une bonne expérience. Approche longue et descente compliquée. Risques objectifs et retraite délicate. Itinéraire dangereux en cas de mauvais temps.
V : Itinéraire long et engagé sur grande paroi d'accès difficile. Choix de l'itinéraire, longueurs difficiles et soutenues. Retraite et descente difficiles, risques objectifs importants. Impossibilité de faire demi-tour. En cas de mauvais temps l'itinéraire peut s'avérer très dangereux.
VI : Itinéraire de grande face dont toutes les longueurs sont soutenues. Assurage compliqué, retraite aléatoire. Descente longue et difficile. Itinéraire très exposé aux dangers objectifs. La cordée doit pouvoir compter sur elle même en cas de problèmes et en cas de mauvais temps.
VII : La même chose poussée à l'extrême...


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